Chardonnay.
Couleur : bel or pâle orné de reflets verts.
Nez: Bouquet délicat aux notes de pomme au four, d’agrumes et de miel, relevées d’une touche minérale. Avec l’âge, des nuances de cuir et de truffe gagnent en complexité.
Palais : Distingué et complexe en bouche, d’un incroyable équilibre, les saveurs sont à la fois fruitées, minérales, fleuries et miellées. Un vin racé, au remarquable caractère.
Ce Grand Cru accompagnera une poularde de Bresse aux Morilles, une viande blanche grillée, une langouste ou un beau poisson (Fugu, turbot), du caviar, des truffes ou encore un savoureux fromage crémeux type vacherin.
Servir idéalement à une température située entre 13 et 14°C.
Dans de bonnes conditions, ce grand vin pourra se conserver de 7 à 15 années en cave.
Parmi les vins blancs les plus prestigieux de Bourgogne, le Grand Cru Corton-Charlemagne se caractérise par sa situation sur les hauteurs de la colline de Corton en Côte de Beaune : à cheval sur les 3 communes d'Aloxe-Corton, Pernand-Vergelesses et Ladoix-Serrigny et par ses trois expositions différentes.
Orienté sud-ouest pour une large part de l’appellation (située sur la commune de Pernand Vergelesses), sud pour une partie de l’appellation située sur la commune d’Aloxe Corton et sud-est pour les vignes de la commune de Ladoix Serrigny et une partie d’Aloxe Corton. La pente est assez raide pour ce vignoble situé à une altitude comprise entre 280 et 330 m.
Les raisins de Chardonnay passent par un pressurage doux en grappes entières pendant 2h30. La température du moût est descendue à
12°C, puis les jus sont mis directement en fûts sans débourbage pour conserver le maximum de lies. La fermentation est longue (jusqu'à 10 mois !) suivi par un élevage de 18 mois sans soutirage, pas de batonnage pour accentuer le côté minéral du vin. 50% de fûts neufs avec des demis-muids de 450l, pour un boisé plus délicat et un caractère minéral plus affirmé.
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.