Pinot Noir.
Robe : belle couleur rubis foncé.
Nez : bouquet riche, puissant, avec une certaine concentration mêlant les petits fruits (cassis, groseille, mure, noyau de cerise) à des notes boisées, toastées et quelques pointes poivrées et de cuir.
Bouche : présente une mâche tannique bien supportée par une structure velours et des saveurs complexes, fruitées, épicées et animales. Très belle longueur.
Il sera le parfait compagnon d'une cuisine goûteuse et élaborée : de belles viandes de bœuf ou d'agneau, un gibier mariné ou un plateau de fromages affinés.
Servir idéalement à une température de 15 à 16°C.
Ce grand rouge de Bourgogne se conservera aisément de 6 à 8 ans en cave, voire plus selon les millésimes et dans de bonnes conditions.
Pommard est l’un des plus célèbres villages de la Côte de Beaune, situé à 5 km au Sud de la ville de Beaune sur la route de Grands Crus. L'appellation s'étend sur 322 hectares et produit uniquement des vins rouges, avec une proportion de 36% des vins classés 1er Cru.
Sur la partie la moins élevée, des alluvions anciennes, puis au milieu des coteaux, les sols argilo-calcaires sont bien drainés grâce à un cailloutis de débris rocheux. En montant encore, on trouve des marnes oxfordiennes (jurassique), des sols bruns calciques et bruns calcaires. L’oxyde de fer rougit parfois la terre. Expositions au levant et au midi. Altitude : entre 250 et 330 mètres.
Elle est de type traditionnelle bourguignonne. Récoltés à la main, les raisins sont triés une première fois à la vigne puis aux chais dès leur arrivée. Après ce tri sévère, ils sont éraflés et foulés puis entonnés en cuves thermo-régulées. La cuvaison dure de 20 à 25 jours. La vinification commence par une macération à froid (8°-10°C) pendant 5 à 6 jours, puis la fermentation se réalise à l’introduction de levures de Bourgogne, avec remontages et pigeages quotidiens. L’élevage se poursuit en fûts de 228 litres, dont environ 30% de fûts neufs pendant 12 mois.
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.