Chardonnay.
Robe : Joli jaune paille aux reflets or.
Bouquet : Le nez séduit avec ses arômes de citron jaune, de fleurs blanches, associés à de jolies notes minérales et fumées.
Palais : Fraîcheur et gras se mêlent en bouche pour offrir un bel équilibre, sur des flaveurs de zeste d'agrumes.
Sa saveur moelleuse et ample sera comblée par des crevettes « al dente », juste saisies, et des tajines de poisson. Côté fromage, il sera parfait avec les bleus : roquefort, bleu de Bresse ou d’Auvergne mais également avec un fromage à pâte mole comme un Époisses ou un Livarot.
Servir idéalement à une température située entre 12°C et 14°C
Il se conservera de 4 à 8 ans en cave.
L’AOC Monthélie (prononcez Mont'lie) se situe à la lisière de la Côte de Beaune, entre Volnay et Meursault, sur un vignoble de 130 ha majoritairement dédié aux vins rouges (88%) et comprenant 15 Premiers Crus.
Exposées sud et sud-est, nées du calcaire graveleux bathonien recouvert d’argile rouge et de marnes, les vignes de Monthélie s’étendent sur le « coteau de Volnay » ainsi que dans la vallée d’Auxey-Duresses au calcaire argovien et à l’exposition est ou ouest selon les versants (entre 230 et 370 mètres d’altitude).
Les raisins ont été pressés lentement, en vendange entière et dans un pressoir pneumatique de manière à obtenir un moût de la meilleure qualité possible. Les moûts ont subi un débourbage de 24h avant d'être entonnés pour la fermentation alcoolique. Les lies ont été remises en suspension une fois par semaine par bâtonnage pour développer la rondeur et le potentiel aromatique. Le vin est ensuite élevé en fût de chêne durant 16 mois (20% de fûts neufs).
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.