Pinot Noir.
Robe : Rubis sombre.
Nez : Sur les petits fruits rouges et noirs, les épices et des notes boisées toastées.
Palais : Complexe, c'est un vin souple, assez gras, qui a de la charpente. Du fruit mur et des senteurs de gibiers viennent en vieillissant.
Son caractère souple demande des viandes rouges ou blanches grillées ou rôties, du gibier à plumes ou des fromages fins.
À déguster idéalement à une température d'environ 15°C.
Dans de bonnes conditions, ce vin se conservera de 5 à 10 années.
L'Appellation village est divisée en deux parties : au nord, couvrant Fixin et Brochon, et au sud, englobant Premeaux-Prissey, Comblanchien et Corgoloin, ce dernier marquant la limite entre les vignobles de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune. La superficie totale est de 165 hectares (10 ha seulement dédiés aux vins blancs). Les coteaux de Comblanchien et de Corgoloin sont composés de calcaire dur du Bathonien, formant des pentes douces avec des sols bruns pauvres en calcaire au sommet. Des dépôts d'éboulis créent des talus pierreux qui se prolongent par des sols bruns recouvrant des limons à la base. En revanche, les terroirs de Fixin et de Brochon reposent sur des sols de piémont brun-rouge, mélangés à des débris calcaires.
Les vendanges sont manuelles et entièrement éraflées, suivies d’une macération pré-fermentaire à froid de huit jours en cuve béton à 8 °C. La fermentation alcoolique, réalisée avec des levures sélectionnées, se poursuit dix jours. Les raisins sont doucement pressés, les jus assemblés en cuve inox pour décantation des lies grossières. Le jus clair et les lies fines sont élevés huit mois en fûts, dont 30 % neufs (chêne français et américain). La fermentation malolactique s’effectue naturellement grâce aux bactéries présentes dans le vin, garantissant structure, complexité et finesse aromatique
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative