Chardonnay.
Robe : bel or pâle, limpide et brillant, aux reflets émeraude.
Bouquet : Nez fin, élégant, raffiné, floral (fleurs blanches), fruité (poire) avec des notes d'amandes et de noisettes fraîches.
Palais : Un vin pur, avec une vivacité bien intégrée et une belle rondeur. Les saveurs sont à la fois florales et fruitées, délicatement boisées.
Il sera parfait sur le foie gras, un beau poisson à la crème, des viandes rouges et blanches, avec ou sans sauce.
Un Grand Blanc de Bourgogne à servir idéalement à une température située entre 12 et 14°C.
Il se conservera 8 à 10 ans en cave dans de bonnes conditions.
Au cœur de la côte de Beaune, cette appellation fait partie du fameux "triangle d'or" regroupant les trois villages des grands blancs de Bourgogne : Meursault, Puligny-Montrachet et donc Chassagne-Montrachet.
Les vignes couvrent un peu plus de 330 hectares et la production est également répartie entre les vins blancs et les vins rouges.
Le nom de Chassagne est un des plus estimés et reconnus à travers le monde pour les grands Chardonnay de Bourgogne, près de la moitié du vignoble est d'ailleurs classé en premier cru ou grand cru et le village partage avec Puligny, le Montrachet, un des grands crus blancs emblématiques de la Bourgogne.
Les raisins ont été récoltés à la main, puis pressurés. Un débourbage à froid a été réalisé durant 48 heures à 8°C. puis les mouts ont été placés en fûts de chêne (30 % de fûts neufs, 40% d'un an et 30% de deux ans) pour la fermentation alcoolique et malolactique.
L'élevage s'est poursuivi 12 mois dans ces fûts sans batonnage des lies.
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.