Chardonnay.
Robe : or pâle aux reflets verts.
Nez : minéral très complexe sur des notes de praliné et de fruits exotiques.
Palais : bouche est très gourmande rappelant la mangue et la noisette. La finale est longue et laisse entrevoir un vin très prometteur.
Accompagnera parfaitement des fruits de mer, notamment les huîtres et des langoustines, mais aussi des poissons grillés, du veau en blanquette et des fromages de chèvre.
Servir idéalement à une température située autour de 14°C.
Très agréable sur sa fraicheur et sa minéralité, ce premier cru exprimera tout son potentiel jusqu'à 4 à 6 ans après son millésime.
Sur la rive gauche du Serein, blotti entre les Bois des Lys et des Broques de Biques, les 37 hectares du climat Montmains affleurent un coteau à l’altitude peu élevée. Les raisins à l’origine de cette cuvée proviennent d’une parcelle connue pour son profil marneux et d’une autre cultivée sur un sol plus caillouteux. "Montmains" regroupe, sous sa bannière de porte-drapeau, lui-même ainsi que les Climats Butteaux et Forêts. Ensemble, ils couvrent environ 118 hectares. Ce Climat tout en longueur est orienté Sud-Est/Nord-Est et bénéficie du soleil des premières heures de la journée. Dès 1537, plusieurs orthographes sont utilisées pour désigner ce Climat, comme «Montméen» ou «Montmoyen». Montmains désigne simplement le mont qui se trouve à une altitude intermédiaire, entre deux côtes plus élevées.
Rentrée en moûts, la récolte est passée par un long pressurage pneumatique puis un débourbage statique très léger avant la fermentation alcoolique qui a duré 7-10 jours en cuves acier inoxydable sous contrôle des températures (18 à 20°C).
Après 3 jours, 20 % des jus ont été soutirés et entonnés en fûts. Élevage pendant 6 mois sur ses lies, avec des remontages fréquents. Fermentation malolactique réalisée à 100%. Filtration légère avant mise en bouteille.
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.