Chardonnay.
Robe : Or pâle, avec parfois des reflets verts.
Nez : Grande complexité aromatique ! Fermé dans sa jeunesse, il développe avec quelques années (2-3 ans) un caractère très minéral ou floral selon le millésime.
Palais : Profond, structuré et d'une persistance impressionnante.
Il peut être dégusté jeune (2-3 ans) sur du veau ou de la volaille en sauce, des crustacés et des coquillages, des poissons grillés et sur des fromages frais.
Servir idéalement à une température située entre 12 et 14°C.
5 ans, et parfois jusqu'à 10 ans.
Comme pour l'appellation Chablis, l’assise majeure provient du jurassique, plus précisément du kimméridgien (environ 150 millions d’années).
Les 34 hectares du climat Mont de Milieu se situent sur la rive droite du Serein sur les communes de Fleys et Fyé. Il jouit d’une situation géographique comparable à celle des Grands Crus et d’une exposition Sud/Sud-Est lui garantissant un ensoleillement plus long que les autres Premiers Crus. Le terme "Mont de Milieu" correspond à une ancienne séparation entre la Bourgogne et la Champagne, encore symbolisée aujourd'hui par la présence d'une borne en pierre érigée au sommet de cette colline.
Rentrée en moûts, la récolte est passée par un long pressurage pneumatique puis un débourbage statique très léger avant la fermentation alcoolique qui a duré 10 jours en cuves acier inoxydable sous contrôle des températures (18 à 20°C). Après 3 jours, 25 % des jus ont été soutirés et entonnés en fûts.
Élevage pendant 12 mois sur ses lies, avec des remontages fréquents. Fermentation malolactique réalisée à 100%. Filtration légère avant mise en bouteille.
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.