Chardonnay.
Robe : Belle couleur or jaune, brillante.
Nez : La fraicheur et la minéralité dominent, avec un zest d’agrumes et des notes de verveine-menthe.
Palais : Un grand cru vif et franc en bouche, sur des arômes d'agrumes et de crème pâtissière. La finale est élégante avec ses notes finement fumées.
À déguster en accompagnement d'un beau plateau de fruits de mer, de poissons comme le saumon ou le turbot. À découvrir également sur du foie gras ou des viandes blanches en sauce à la crème.
Servir idéalement frais, à environ 14°C.
Ce Grand Cru peut être conservé en cave de 5 à 10 ans.
Chablis, près d’Auxerre dans l’Yonne, est l’un des vignobles les plus au nord de la Bourgogne. Situé aux portes de la Champagne et de la région parisienne, il s’est bâti une renommée grâce à ses vins blancs exclusivement, issus de coteaux bordant la vallée du Serein, sur des sols riches du Kimméridgien.
Parmi les sept climats prestigieux, tous établis sur la commune de Chablis, les 11,04 ha de Valmur s’étendent sur une «vallée» au coeur de l’appellation, longeant celle de Vaudésir en haut, mais également Grenouilles et Les Clos. Ce Climat offre de subtiles variations d’exposition et d’altitude et donne des vins plus variés que ses confrères.
Pressurage lent et débourbage statique à froid. La fermentation alcoolique débute en cuve inox, puis, au bout de 3 jours, 30% de la cuvée est soutirée et entonnée dans des fûts à grains fins. Le vin resté en cuves inox poursuit sa fermentation pendant encore 4 à 7 jours sous contrôle des températures (18-20°C) pour conserver un maximum de fruit et de fraicheur. La fermentation malolactique est réalisée à 100% puis le vin est élevé pendant 18 mois sur lies fines.
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.