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MOREY-SAINT-DENIS 2019

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2014   2019  

ORIGINE


Il y a 150 ha de vignes à Morey-Saint-Denis avec une grosse majorité de rouges. Le vignoble est coincé entre Gevrey Chambertin et le Clos de Vougeot. Ce village possède un vignoble remarquable avec quatre grands crus (Clos Saint Denis, Clos de la Roche, Clos des Lambrays, Clos de Tart) et une vingtaine de Premiers Crus.

- Sols calcaires et argilo-calcaires du jurassique moyen.
- Orientation Est et Sud-Est.
- Altitude: entre 220 et 270m.


CÉPAGE


Le Pinot Noir est le cépage des Morey-Saint-Denis.

- Densité: 10 000 pieds/hectare.
- Taille: Guyot.
- Vendange manuelle.
- Rendement: 40 hl/hectare.


PARTICULARITÉS ET ATOUTS


Les vins de Morey-Saint-Denis possèdent à la fois le moelleux et la finesse de ceux de Chambolle Musigny, et une certaine puissance ainsi que la charpente des Gevrey Chambertin, communes limitrophes.


VINIFICATION ET ÉLEVAGE


La récolte est manuelle. Un premier tri se fait à la vigne puis les raisins sont transportés aux chais et subissent un deuxième tri, avant d'être éraflés, puis mis en cuve de fermentation. Celle-ci débute par une macération pré fermentaire à froid pendant 6 jours à 8°C. Dix jours de fermentation en cuves inox. On pratique deux remontages et deux pigeages par jour au cours de cette fermentation alcoolique à une température de 30°C. Le vin est ensuite placé n fûts de chêne de Bourgogne de 228 litres, avec environ 25% de fûts neufs pour un élevage de 14 mois.


NOTES DE DÉGUSTATION


- Très belle robe rubis foncé, profonde et brillante.
- Le nez révèle de puissants arômes de petits fruits rouges et noirs, et d’élégantes notes boisées et réglissées dues au vieillissement en fûts de chêne.
- Très belle structure en bouche, bien équilibrée, des saveurs à la fois fruitées, animales et délicieusement épicées. Les tanins sont présents mais soyeux, soutenus par une belle vinosité, un vin riche, racé, puissant, d’une très belle persistance en finale.


ACCORDS METS ET VINS


Il sera le compagnon de belles viandes saignantes, gibier, lapin à la moutarde, du pigeon, une pintade, voire un poisson à la chair ferme et fromage de caractère tel que l’Edam.


SERVICE


Servir idéalement à la température de 15°C.


POTENTIEL DE GARDE


Ce vin présente un beau potentiel de garde dans de bonnes conditions de conservation, jusqu'à 10 années en cave.


Millésime : 2019


2019 est une année singulière et fortement contrastée. Elle a apporté son lot de stress, avec des moments de tension dans beaucoup d’exploitations, alors que les vendanges se sont passées très sereinement, pour un résultat final qui enthousiasme les professionnels au-delà de leurs attentes. Il a fait chaud et sec, mais les vins affichent une fraîcheur qui ravira les amateurs de vins de Bourgogne, accompagnée d’une gourmandise qui séduira. Seul bémol, les volumes sont en dessous d’une année moyenne.

L’hiver est plutôt doux, avec des températures supérieures à la moyenne en décembre et février, alors que les précipitations sont variables : décembre est très arrosé, février beaucoup moins. Le cycle végétatif démarre donc assez précocement, avec un débourrement légèrement en avance dans certains secteurs.

Les températures clémentes de mars permettent une belle évolution de la vigne. Les parcelles les plus en avance atteignent le stade mi-débourrement dès les premiers jours d’avril. Mais, un temps froid s’installe alors sur la Bourgogne. Les gelées du 5 avril au matin, en particulier, provoquent des dégâts, plus ou moins marqués selon les secteurs, les températures et le stade de développement de la végétation. Ceux-ci impacteront les volumes récoltés, en particulier dans le Mâconnais. Les températures restent basses et de nouvelles gelées ont lieu entre le 12 et le 15 avril. Toutefois, leurs dégâts sont bien moindres. Le cycle végétatif redémarre seulement après la mi-avril, grâce à la hausse des températures. Le stade mi-débourrement est atteint après la mi-avril pour les parcelles les plus en retard.

La chaleur et le manque d’eau s’imposent ensuite. Dans la grande majorité, les vignes conservent un excellent état sanitaire jusqu’aux vendanges, les pressions d’oïdium, ponctuelles et localisées, étant vite maîtrisées. Les quelques précipitations d’août aident au développement de la vigne et lancent la véraison. En quantités très variables selon les zones géographiques, elles créent une forte hétérogénéité dans l’avancement du cycle végétatif, d’une parcelle à l’autre, mais aussi, parfois, à l’intérieur d’une même parcelle. Cette hétérogénéité se maintient jusqu’aux vendanges. Globalement, la vigne a plutôt bien résisté au manque d’eau, restant vigoureuse jusqu’au bout. Néanmoins, celui-ci affecte plus durement certaines parcelles en fin de saison, particulièrement sur les jeunes plants. Un peu de grillure survient alors. La fin août et le début septembre restant au beau fixe, la maturation se fait à un bon rythme. Quelques phénomènes de concentration sont à noter en septembre, mais, grâce aux millerands, une fois n’est pas coutume, l’acidité reste présente jusqu’au bout dans les baies !

Les vendanges débutent le 30 août pour les crémants, suivies une semaine plus tard par celles des vins tranquilles qui s’étalent jusqu’à la mi-octobre. Cette durée inhabituelle est possible grâce à l’excellent état sanitaire des raisins et au maintien de conditions météo favorables. Tenant compte de la diversité des maturités de chaque parcelle, les vignerons récoltent au rythme du raisin. Aucune règle géographique : les analyses de maturité et la dégustation des baies prévalent.